Né à Lille en 1968, HUGO RENARD a appris la musique et l’humour en même temps, en remportant un concours d’orgue parmi un total de 2 candidats.

Fan de Michel Jonasz, il « descend » à Paris dans les années 90. Il accompagne alors des artiste obscurs, crée un studio sombre, et écrit ses premières chansons tristes. En 95, Universal produit un mini album qui aura un mini succès, mais qui lui vaudra tout de même de faire les premières parties de M. Le Forestier à l’Olympia et de Maurane au Grand Rex.

C’est l’époque des concerts seul au piano dans des petites salles en faillite. Hugo prend un tel plaisir à faire rire entre les chansons qu’il en supprimerait presque les chansons.

Mais il ne s’y résout pas encore car, en raison d’un penchant maladif pour les hôtels de luxe dans les Caraïbes (encore une de ces pathologies orphelines), il succombe aux sirènes de l’intermittence. C’est à cette béance existentielle que l’humanité devra des CD tels que Melle Prout (un succès sur le marché des 3-7 ans) ou le dernier Gloria Lasso, inachevé pour cause de décès, la chanteuse aux 8 maris ayant pris le grand départ pendant son grand retour.

L’envie d’écrire n’en est que plus impérieuse. Après quelques chansons pour Marie Myriam, Clarika, ou Maurane (400 000 albums : allô, je suis bien au Coco Beach, Guadeloupe ?) et quelques scenarii pour la télévision, un premier roman, J’Aime Les Filles, paraît en 2004 aux Editions du Rocher et se vend à près de 3000 exemplaires sans aucune promo.

Le déclic viendra d’un sketch écrit sur un coin de table pour une soirée unique. Hugo invente son premier personnage fétiche, Jacky, un Belge alcoolique patron d’un entrepôt de sanitaires. Encore un déguisement, certes, mais cette fois on est loin de la panoplie étriquée de chanteur pour dames. Le sketch fait un tabac. C’est là, sans doute, qu’on commence à voir le vrai Hugo Renard, celui qui faisait rire entre ses bluettes un peu laborieuses. Le chanteur lisse et dubitatif fait place à un comédien qui prend enfin du plaisir, qui a enfin trouvé… disons son point H.

H comme Hollywood, qui est encore loin de se prosterner aux pieds de cet autre Chti, inconnu, à mi-chemin entre Bruce Willis et Jean-Pierre Marielle. Il faudra donc qu’Hugo bosse, au mépris de ses convictions, de son étique, de son biorythme, avec la volonté farouche de traquer les mauvais calembours, mais surtout de se démarquer des stéréotypes et autres tics du stand up – d’où ce costume au prix exorbitant acheté à crédit, un peu comme un défi à la gloire.

Hugo va donc de scènes ouvertes en petits galas, tout en assurant les claviers sur la tournée de son ami Vincent Baguian. Après les Zéniths de France en première partie de Zazie, c’est le circuit « nouvelle scène ». V. Baguian, qui lui aussi aime rire entre les chansons qui se vendent peu, cède chaque soir quelques minutes à son pianiste afin que celui-ci ouvre les chakras du public. C’est ce personnage de gourou au rabais qui se verra invité par Zazie et V. Baguian à jouer au Zénith de Paris pour SolEnSi 2008.

Par la suite, V. Baguian choisira de se produire seul avec Hugo (comprenant sans doute que le pianiste est le seul musicien réellement indispensable d’un groupe). Le Méchant Concert, un tour-de- chant-scène-de-ménage, inspiré des duos de music hall, se jouera à la Java puis en tournée. Décidément sympathique et doté d’un goût remarquable, V. Baguian décidera, en 2011, de republier J’Aime Les Filles sous sa propre marque, les bien nommées Editions Cul et Chemise.

De son côté, Hugo a peaufiné le texte, monté la bande-son, trouvé le titre, validé l’affiche, subi une panne de micro au tout premier mot (« bonsoir crrrrchhhhhhhhrrrrr ») lors de la création à Millau, commencé à payer les traites de son costume, et il s’apprête enfin à jouer le spectacle dont il a toujours rêvé. Hasard ou coïncidence, le Coco Beach a inauguré un nouvel ensemble de bungalows VIP avec piscines à débordement. On a vraiment besoin de vous maintenant.

Journalistes, téléchargez le KIT :
Kit journalistes


© Hugo Renard - 2011
Conception et réalisation du site : Peexelle